Association Universelle des Amis de Jeanne d'Arc



Adresse : 85 rue Petit - 75019 Paris


Email : mairep@gmx.fr


Tél. : 06.80.72.72.77

Fondée en 1953.

Le général Weygand en assure dès le début, une présidence d'honneur active et efficace.

 

But de l'association

Présenter une image complète et exacte de Jeanne d'Arc dans un esprit strictement culturel

Son action Recherche, Diffusion Liaison avec les pays étrangers


La spiritualité de Jeanne d'ARc, 3ème émission de Radio Silence

La 3ème émission de notre série : « Jeanne d’Arc, aujourd’hui » a été diffusée par Radio-silence, à partir du 26 Novembre, pendant un mois, dans la rubrique : « La parole aux Associations ».

Le texte publiée dans ce bulletin est destiné à ceux des lecteurs qui ne peuvent pas écouter Radio-silence sur Internet.

La Rédaction


Auditeurs de Radio-Silence Bonjour,

L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc vous propose le 4ème mercredi du mois l’émission : « Jeanne d’Arc, Aujourd’hui ».

Nous sommes le 26 Novembre 2003 et cette émission-ci a pour titre : « La spiritualité de Jeanne d’Arc ».

L’appartenance simultanée et constante de Jeanne d’Arc au monde matériel, dans lequel nous évoluons à l’aise, autant qu’au monde spirituel, auquel nous n’avons pas accès au moins dans l’immédiat, rend impossible l’emploi de la raison pour expliquer la personnalité complète de la Pucelle.

Le Révérend Père KRAEMER, Missionnaire du Sacré-Cœur, longtemps vicaire de la paroisse parisienne de Saint Denys de la Chapelle, en exprime très clairement la cause : «…Parce que son histoire (de Jeanne d’Arc) est celle de l’irruption du divin dans les affaires de ce monde.

On ne démontre pas, on n’explique pas le surnaturel. On l’accepte avec humilité ou on le nie… »

Nous nous devons, pourtant, de tenter de remonter jusqu’aux limites de la source le cours des effets du surnaturel qui, eux, sont compréhensibles, définissables et nous éclairent sur le mystère de Jeanne d’Arc.

Le cheminement suivi par la Pucelle, elle-même, nous y aidera.

Robert Brasillach remarquait que :  « Jeanne n’a aucune habitude du monde surnaturel » et, la citant : « quand j’eus l’âge de 13 ans, j’eus une voix de Dieu pour m’aider à me gouverner.

Et la première fois, j’eus très peur ».

Après une petite enfance, placée sous le signe de la prière et de la piété, ce qui n’avait rien d’exceptionnel à l’époque, Jeanne reçoit l’enseignement de ses voix, qui l’incitent à toujours se perfectionner, jusqu’à ce que, deux ans plus tard environ, elles lui révèlent le rôle qui l’attend.

En fille de bon sens, elle repousse sa mission leur répondant «.. qu’elle n’était qu’une pauvre fille qui ne saurait ni monter à cheval ni faire la guerre ».

Avant Saint Michel, un autre archange, déjà s’était vu soulever l’objection d’incompétence.

La Vierge Marie répondait à Gabriel : « Mais comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? ».

Analogie aussi dans les réponses d’inspiration divine.

A Marie : le Seigneur est avec vous.

A Jeanne : Je serai à ton aide.

Et dans les deux cas, l’argument d’inaptitude était l’expression de la vérité mais le Saint Esprit a pourvu à ces manques.

Dans les deux cas aussi, une fois perçu et admis le sens de la mission, l’acceptation est totale.

Revenant à Robert Brasillach, connaissez-vous « Pour une méditation sur la raison de Jeanne d’Arc », placé en préface de son livre « Le procès de Jeanne d’Arc », traduction sous une forme accessible à tous du procès de condamnation. Il le publiait en 1941 et une réédition paraissait en 1998.

Je ne peux que vous inciter à connaître ce texte remarquable de clarté, de richesse et d’intelligence, qui éclaire considérablement notre propos d’aujourd’hui et montre la compréhension et la vénération de l’auteur pour Jeanne d’Arc.

Jeanne d’Arc se distingue des autres saints et grands mystiques par la particularité de ses liaisons avec le ciel, dont les circuits sont toujours au moins en veille permanente.

Etant de plain-pied avec ses « Frères du Paradis», ainsi qu’elle les nomme, la Pucelle navigue d’un monde à l’autre sans hiatus.

L’épisode de Saint Pierre le Moutier est significatif et historiquement indéniable.

L’ayant vécu, Jean d’Aulon en a témoigné au procès en nullité.

Jeanne d’Arc mène l’assaut de Saint Pierre le Moutier, qui échoue en raison de la force de ses remparts et de la combativité de ses défenseurs.

Les attaquants battent en retraite, sauf Jeanne et quelques hommes restés au pied des fortifications.

D’Aulon l’engage à se retirer rapidement puisqu’elle est pratiquement seule et il s’entend répondre qu’elle a encore avec elle cinquante mille de ses gens.

Elle crie alors l’ordre :  « Aux fagots et aux claies tout le monde afin de faire le pont ».

Le témoin ajoute que le pont : « ..incontinent fut fait et dressé… » et ensuite : « incontinent ladite ville fut prise d’assaut, sans y trouver pour lors trop de résistance ».

En bref : un assaut mené toutes forces réunies est mis en échec par la puissance de l’objectif.

Par un deuxième assaut, une petite dizaine de combattants s’empare de la place forte.

Un rationaliste n’aura guère d’explication à avancer et seule sa foi permet à Jean d’Aulon de s’extraire de sa stupéfaction en généralisant : «…que tous les faits de la Pucelle lui semblaient plus faits divins et miraculeux qu’autrement et qu’il était impossible à une si jeune Pucelle (elle a 17 ans et demi, à l’époque) de faire telles œuvres sans le vouloir et conduite de Notre Seigneurs ».

Le Révérand Père Danielou, un jésuite qui deviendra cardinal, a appartenu à l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc dès son instauration.

A l’époque dans une allocution il a défini Jeanne d’Arc comme la Sainte du Temporel. Il précisait en quoi son exemple restait actuel : « Une sainte a fait la guerre pour être un modèle pour les gens qui ont à être des saints en faisant des affaires, en remplissant des fonctions importantes dans l’Etat, cité laïque ».

Il analysait clairement, aussi, l’idée motrice de Jeanne. « Elle a su réaliser un merveilleux équilibre : fidélité à sa vocation divine dans le service des valeurs temporelles, dans le service de la Patrie terrestre…

Ce qu’elle fait, elle le fait en tant que mission donnée par le Roy du Ciel… parce que le Roy du Ciel le lui demande et qu’elle veut lui obéir ».

Et pour Jeanne elle-même disait Régine Pernoud dans une conférence : « Pour Jeanne elle même, l’explication de cette vocation miraculeuse, de ces victoires obtenues par une jeune fille « comme les autres » là où les meilleurs capitaines de guerre avaient échoué, «était très simple… ». Et citant Jeanne, elle ajoute : « Il plut à Dieu ainsi faire par une simple pucelle pour rebouter les ennemis du roi ».

C’est là tout le secret : « Il plut à Dieu ».

Un autre professionnel de la spiritualité, Monseigneur de Ségur, le fils aîné de la comtesse dont les romans ont charmé la jeunesse de tant de générations, fixait ainsi la route à suivre :

« En pratique, que faut-il donc faire ? demandait-il. C’est fort simple : il faut être catholiques de la tête au pied, catholiques dans nos sympathies, catholiques dans nos paroles, catholiques en tout et partout, dans nos actes publics comme dans notre conduite privée… »

Ce que Jeanne d’Arc résumait en :

« Dieu premier servi ».

Vous constaterez : je ne vous ai pas expliqué l’inexplicable.

*

* *

Je vous rappelle la demande pressante de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc pour laquelle il serait urgent de recruter un ou une bénévole internaute qui, en liaison avec le chapitre de l’association, exploiterait le site Internet de l’association.

Indépendamment de cette première requête, le chapitre, ne pouvant plus assurer la préparation des émissions de Radio silence, accueillera volontiers des connaisseurs de Jeanne d’Arc proposant leur talent pour fabriquer cette émission mensuelle et poursuivre l’action de « Jeanne d’Arc – Aujourd’hui ».

Sur Radio-Silence dont je vous rappelle l’adresse : www.radio-silence.org

Voici les différents moyens de joindre l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc par la poste : 85, rue Petit 75019 PARIS

Par téléphone : 01.40.03.96.35

Par fax : 01.40.03.96.50

Vous pouvez aussi nous écrire à l’adresse électronique du courrier de Radio-Silence

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Auditeurs de Radio-Silence : A bientôt, j’espère.

J. de La Ville Baugé.


FRESQUES ET MUSEE


Dans son édition tourangelle du 28 Janvier 2004, La Nouvelle République relatait l’histoire des trois fresques peintes vers 1930, qui, après leur remise en état et l’aménagement de leur emplacement à Chinon, enrichiront les collections du Musée Jeanne d’Arc.

Le 24 Avril 1873, naissait à Château-Renault, en Touraine, André BEAUCHAMP, fils d’un jardinier et d’une couturière, gens de goût sinon artistes. La vocation paternelle poursuivra ce jeune homme puisqu’il deviendra horticulteur.

Mais il s’en découvrira une seconde, tardive car il a déjà quarante-six ans, d’artiste-peintre.

Il modifiera l’orthographe de son patronyme, adoptant désormais et signant ses tableaux du nom de BAUCHANT.

Son style l’apparente au genre des naïfs et il n’est pas étonnant de retrouver très souvent dans son œuvre des motifs de fleurs et de végétation.

Il acquiert une très solide réputation sur tous les continents, mise à part peut-être l’Afrique.

Très croyant et épris de Sainte Jeanne d’Arc, il avait représenté sur les murs de sa maison de Château-Renault Jeanne gardant ses moutons, l’entrevue avec Baudricourt et la reconnaissance de Chinon.

Ce sont les seules fresques qu’il ait jamais peintes mais toujours dans sa manière si caractéristique. En fait, il ne les a pas terminées.

En particulier, les mains et les pieds de certains personnages restent inachevés bien qu’on voit les traces de leur ébauche à la mine de plomb.

Une petite nièce de l’artiste, Marie-Geneviève Bauchant a donné ces trois peintures au Conseil Général d’Indre et Loire, propriétaire du Château de Chinon.

Actuellement un restaurateur, Brice Moulinier les a emportées dans son atelier près de Blois, non sans mal car il s’agit quand même de transporter des pans de mur.

Recouvertes de papier peint et négligées pendant des années ces fresques sont : « fatiguées et incomplètes et elles le resteront » dit le restaurateur, qui effectuera toutes les réparations et les reprises mais ne compte pas se substituer à l’auteur (décédé le 12 Août 1958) pour faire disparaître les atteintes de trois quarts de siècle.

A la fin de leur parcours, ces trois œuvres d’André Bauchant seront mises en valeur au Musée Jeanne d’Arc à Chinon.

J. de La Ville Baugé.